Kobi Levi : l’artiste complètement loufoque !

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Kobi Levi fait le plein d’excentricité

S’il y a un domaine dans la mode où le renouvellement total semble compliqué, c’est bel et bien l’univers de la chaussure.

On le sait, la chaussure est bien souvent ce qui couronne un look. Impraticable ou au contraire trop plan-plan, les créateurs nous offrent souvent des souliers qui font rêver mais qu’on ne portera jamais à nos pieds. Qui peut oublier l’avènement du talon tendance SM, en forme de clou de métal tellement pointu qu’on imaginait déjà les souffrances de celles qui les portaient ? Produit portant au fétichisme par excellence, il n’est pas étonnant alors de voir que la chaussure peut alors frôler l’œuvre d’art.

Kobi Levi est sans doute tombé en adoration devant le shoesing de sa mère quand il était petit. Après avoir fait l’école d’art et de design de Jérusalem dont il sort diplômé en 2001, il se lance dans la création de pompes toutes plus folles les unes que les autres. Ses inspirations ? Tout sauf… les pieds, justement ! Selon lui, la chaussure est aussi bien un objet d’art à porter, qu’à contempler. La forme du pied et les exigences qu’elle impose ne sont alors qu’un cadre pour la créativité. Baudelaire n’a t-il pas dit « parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intensément » ? (ouais bon, c’était à propos du sonnet, et alors ? ne vois-tu pas ce parallèle merveilleux entre art littéraire et arts plastiques ? tant pis). Ses chaussures ne sont pas éditées pour la vente, mais uniquement visibles en tant que modèle unique, voire comme des œuvres d’art. N’y voyez pas la praticité de la chose, mais plutôt sa folie furieuse de la transformation pédestre.

kobi levi-kissmyshoeSon atout ? C’est que son inspiration est directement visible dans ses modèles : il ne contrefait pas ses idées, mais les adapte façon caméléon autour d’une semelle de cuir et de quelques morceaux de tissus. Improbables pour certaines, géniales pour d’autres, chacune de ses créations fait visiblement réagir.

On peut voir par exemple le modèle XXX qui, au premier abord, ne fait penser à rien d’autre qu’une chaussure en chewing-gum mais ça c’est seulement au premier abord ;)

kobi levi-kissmyshoeSon modèle Chewing-gum avait bien fait parlé les plus hipsters des amatrices de mode avec son talon façon « j’ai marché dans un chewing-gum totalement dégueu et élastique », offrant une illusion d’optique pour le coup inédite et follement bien pensée.

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Quid de ce modèle Tulipe, rappelant l’âge d’or du design de mobilier 100% plastique des années 60 ? Ou encore du joyeux cabas de course revisité autour du modèle Market, l’un des premiers du créateur. Autant dire que monsieur Lévi n’en est pas à un coup de buzz et semble rester durablement dans l’univers de la pompe Ovni.

kobi levi-kissmyshoeDe l’humour, dans toutes formes d’art, il y en a toujours eu. Pied de nez à cet univers ou véritable bulle créative, on ne sait que penser de ses pièces. Les chaussures de Kobi Lévi déroutent, se font parfois aduler et sa place parmi les designers reste encore à définir.

Alors pour toi : du génie en cuir ou du grand n’importe quoi ?

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